F1 - GP de GBR : Le moment ou jamais

Écrit par SpuD on .

Ce week-end à Silverstone, les Red Bull devraient être plus affectées que les autres F1 par le bridage des diffuseurs soufflés. L'occasion pour Ferrari, et surtout McLaren, devant son public, de rattraper un peu de leur retard.
Les Red Bull devraient être moins performantes à Silverstone.

Il y a 15 jours à Valence, la décision de la FIA d'interdire la modification de la cartographie des moteurs entre les qualifications et la course devait porter préjudice à Red Bull. Le résultat (Sebastian Vettel en pole puis vainqueur, Mark Webber 3e) a démontré que les ailes des monoplaces anglo-autrichiennes n'avaient guère été rognées. A Silverstone, ce week-end, la FIA a ajouté une nouvelle interprétation au réglement 2011, concernant cette fois-ci les diffuseurs soufflés, qui ne pourront donc plus être utilisés de manière aussi efficace.

Et là, chez Red Bull, on s'attend à être plus handicapés que les autres écuries, de l'aveu même d'Adrian Newey, son directeur technique : «Nous allons être assez affectés par la mesure, car notre voiture a été dessinée autour de ce concept. Cela devrait donc nous perturber davantage, même si ça reste difficile à prédire. En fait, mis à part Renault et nous-mêmes, chaque écurie a copié les idées des autres, surtout les nôtres à vrai dire, et les adaptées à la monoplace qu'elle avait lors des essais hivernaux. Faire marche arrière sera donc moins difficile pour eux que pour nous.» D'autant plus que le tracé anglais compte de nombreuses courbes rapides où les RB7 sont très à l'aise. La concurrence, et les fans qui aimeraient sans doute un peu plus de suspense dans ce championnat, espèrent donc que le rapport de force va s'équilibrer.

Sebastian Vettel garde la tête froide

Néanmoins, personne n'ose afficher clairement ses ambitions. Chez McLaren, par exemple, on affirme juste que la contre-performance de Valence (Lewis Hamilton 4e, Jenson Button 6e) n'est qu'un incident de parcours et que tout va mieux à l'heure de disputer le Grand Prix national. «Sur cette course, nous allons devoir faire face à de nouvelles interprétations du réglement. Cela devrait affecter toutes les équipes, il sera intéressant de voir si la hiérarchie va évoluer, concède seulement le champion du monde 2008. Nos ingénieurs risquent d'avoir du pain sur la planche et ils vont devoir s'adapter, mais je suis sûr qu'il vont faire du très bon travail, comme d'habitude. J'ai vraiment hâte d'y être, et je suis sûr qu'avec le DRS et le Kers, ce sera l'un des Grand Prix de Grande-Bretagne les plus excitants de l'histoire.» Le champion du monde 2009 espère lui enfin réussir à domicile : «Je n'ai jamais fait mieux que quatrième ici, en 2004 et 2010. Mais même si ce circuit n'a jamais été tendre avec moi, j'attends avec impatience la course de cette année. Cela représenterait tellement pour moi de remporter mon Grand Prix, mon rêve deviendait réalité

Chez Ferrari, on est encore plus prudent, trop conscient du retard accumulé depuis le début de saison : «Personne ne sait vraiment si ce changement va modifier beaucoup de choses. Mais un renversement du rapport de force nous paraît assez irréaliste.» «Silverstone est un circuit qui ressemble à Barcelone, où nous avions été loin derrière, donc si nous arrivons à rester devant ici, cela voudra dire que notre voiture sera compétitive pour le reste de la saison, a ajouté Fernando Alonso. Mais nous sommes toujours loin derrière.» Dans ce concours d'humilité, difficile de deviner qui dit vrai, mais les premiers résultats des essais libres, vendredi midi, devraient permettre d'en savoir un peu plus.