Les 6 Heures d’Imola se disputeront du 1er au 3 juillet, quelques semaines après les 24 Heures du Mans. Audi présentera deux R18 TDI, pilotées par les équipages Timo Bernhard-Marcel Fässler (n°1) et Tom Kristensen-Allan McNish (n°2).
Peugeot alignera également deux 908 avec le duo Sébastien Bourdais-Anthony Davidson (n°7) et Franck Montagny-Stéphane Sarrazin (n°8).
Pescarolo se déplacera aussi à Imola en engageant sa LMP1 n°16 avec Emmanuel Collard, Christophe Tinseau et Julien Jousse.
Programme des 6 Heures d’Imola :
Vendredi 1er juillet 2011
12h15 – 13h45 : Essais libres
15h15 – 16h00 : Media spot (Motorhome Peugeot Sport)
16h30 – 18h00 : Essais libres
Samedi 2 juillet 2011
08h55 -09h55 : Essais libres
14h25 -14h45 : Qualifications LMP1/LMP2
Dimanche 3 juillet 2011
09h00 – 09h20 : Warm up
12h00 – 18h00 : 6 Heures d’Imola
Présentation des catégories LMP.

Apres trois ans d’absence et une mémorable édition des 1000 km de Monza en 2008, les concurrents de l’Intercontinental Le Mans Cup et des Le Mans Series retrouvent l’Italie et ont rendez vous cette fois ci sur l’Autodromo Enzo et Dino Ferrari. Situé à proximité de la petite ville italienne d'Imola, à 40 kilomètres à l'est de Bologne, ce circuit est surtout connu pour avoir accueilli entre 1981 et 2006 le Grand Prix de Saint-Marin de Formule 1. Son nom rythme aussi avec celui de la disparition de l’une des icônes du sport automobile Ayrton Senna qui trouva la mort dans la courbe de Tamburello le 1er mai 1994. Sans aucun doute le week-end le plus noir de l’histoire de la Formule 1 moderne où plusieurs incidents graves et la mort du pilote autrichien Roland Ratzenberger dans le virage de Tosa viennent se rajouter au décès du triple champion du monde de F1. Depuis sa mise à l’écart en 2007 par le grand argentier de la F1 Bernie Ecclestone qui le trouvait trop vétuste, le tracé a été en partie redessiné par Hermann Tilke. Depuis, l’Autodromo Enzo et Dino Ferrari court après son prestigieux passé et cherche à retrouver sa place sur la scène internationale.
Un tracé pas si simple …

Dompter les 4.909 mètres du tracé d’Imola sera le premier challenge qui attend les concurrents. Imola fait partie des rares circuits européens où l'on tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Etroit, vallonné, quelques belles courbes rapides, des virages serrés, de courtes lignes droite et des vibreurs qui font partie intégrante de la trajectoire idéale caractérisent cette piste qui compte pas moins de 17 virages.
Sur le plan aérodynamique, ce tracé réclame une configuration relativement chargée. Les lignes droites plutôt courtes rendent les dépassements difficiles et un déficit en vitesse de pointe n’est pas un handicap par rapport à la tenue de route qui sera avant tout privilégiée. Imola est réputé pour ses vibreurs notamment ceux de la Variante Alta et la Variante Bassa. L’objectif au niveau des suspensions sera donc de trouver le parfait compromis entre un réglage plutôt souple pour permettre de monter sur les vibreurs et un réglage plutôt rigide pour assurer une bonne réactivité dans les changements rapides de direction. La violence des passages répétés sur les vibreurs n’est pas un élément à négliger ! Ils peuvent finir par endommager certaines parties des suspensions, de la carrosserie et mettre les transmissions à très rude épreuve. Malgré l’absence de grandes lignes droite, le moteur est très sollicité sur ce tracé, qui ce caractérise par une succession d’accélérations et de freinages. L’optimisation du traction control (antipatinage) et la meilleure utilisation du couple du moteur en sortie de virage feront l’objet de beaucoup d’attention de la part des ingénieurs. La piste n’est pas réputée pour être très abrasive, le niveau de dégradation des pneumatiques devrait varier très sensiblement d’un manufacturier à l’autre. Les pneus arrière seront toutefois très sollicités et devront encaisser plusieurs grandes accélérations. Là aussi, l’optimisation du traction control va jouer un grand rôle pour les préserver.
Dernier point les freins. Avec pas moins de 49 voitures en piste, ils vont être mis à rude épreuve lors des dépassements et le refroidissement de ceux-ci peuvent finir par s’avèrer délicat compte tenu de l’absence de longues lignes droite.
Traditionnellement, le circuit d’Imola met à rude épreuve la fiabilité des voitures. Cette première édition des 6 heures Imola ne devrait pas échapper à la règle et pourrait faire de gros dégâts dans le peloton des 49 voitures engagées au départ.
LMP1 : La tension monte entre Audi et Peugeot…
Une fois de plus, Audi et Peugeot seront les têtes d’affiche de ces 6 Heures d’Imola. La catégorie reine comptera 10 prototypes sur la grille de départ. Pour des raisons diverses (voir article), le team Oreca Matmut, Quifel-ASM Team, Hope Racing et Aston Martin AMR, ont préfèré renoncer à cette manche en terre italienne.

Apres s’être battus comme des chiffonniers pour remporter la 79ème édition de la classique sarthoise, Audi et Peugeot visent maintenant le même objectif, le titre ‘’Constructeur’’. La victoire mancelle a relancé l’équipe Audi Sport Team Joest dans le championnat ILMC et il faut remonter à 2008 pour retrouver une intensité et une tension aussi fortes entre les deux équipes officielles. D’un coté comme de l’autre, on alignera deux prototypes. Les R18 TDi qui inaugureront un nouveau kit aérodynamique seront confiées au duo Timo Bernhard/Marcel Fassler (n°1) et à la paire Tom Kristensen /Allan McNish (n°2). Pour barrer la route de l’armada germanique, le directeur de Peugeot Sport, Olivier Quesnel, a confié ses deux 908 à Sébastien Bourdais/Anthony Davidson (n°7) et Franck Montagny /Stéphane Sarrazin (n°8). Sur ce tracé très technique qui n’a rien de commun avec celui du Mans, il sera donc très intéressant de suivre l’évolution des deux prototypes diesels et de voir qui de la 908 ou de la R18 TDi prendra l’avantage sur l’autre. La gestion du trafic et la consommation seront sans doute les clefs de cette manche italienne qui s’annonce une fois de plus très serrée entre les deux équipes.
Pescarolo- Rebellion Racing : l’autre face à face…
Avec seulement quatre prototypes diesel au départ, on peut se prendre à rêver d’un podium dans le clan des essences. A condition toutefois que l’une des voitures officielles soit écartéé par d’éventuels problèmes en course. La Pescarolo – Judd n°16 du trio Emmanuel Collard/Christophe Tinseau/Julien Jousse sera une fois de plus la voiture à battre dans les rangs des LMP1 essences. L’objectif des hommes du Pescarolo Team sera de tenter la passe de trois en Le Mans Series où ils sont invaincus depuis leur come-back au mois d’avril.
Il faudra toutefois compter sur les deux Lola B10/60 Coupé – Toyota de l’équipe suisse Rebellion Racing pour venir contrarier les plans d’Henri Pescarolo. Apres avoir décroché la première place des essences au Mans, l’objectif pour Nicolas Prost /Neel Jani (n°12) et leurs coéquipiers Andrea Belicchi /Jean-Christophe Boullion (n°13) sera d’arracher des points précieux à l’équipe sarthoise afin de combler l’écart dans le championnat LMS.
Apres avoir manqué ces deux derniers rendez vous, à Spa et au Mans, l’heure du rachat à sonner pour le team OAK Racing. Guillaume Moreau et Pierre Ragues se partageront le baquet de l’unique Oak Pescarolo – Judd (n°15) engagée en Italie. L’objectif sera avant tout de rallier l’arrivée. Si la fiabilité est au rendez vous, on peut faire confiance à ce duo pour venir jouer avec les meilleurs essences.
Finir et progresser…
En l’absence du Quifel-ASM Team, l’équipe transalpine MIK Corse sera l’unique représentant du constructeur britannique Zytek en LMP1. On retrouvera dans le baquet de la n°23 le trio 100% italien, Maximo Cortes/Ferdinando Geri/Giacomo Piccini. Reste maintenant à savoir si la Zytek 09SC sera ou non équipée du Kers ?
LMP2 : Qui aura la peau des hommes du Greaves Motorsport ….
Vainqueur de la catégorie LMP2, au 24 Heures du Mans, le team britannique Greaves Motorsport aura fort à faire pour se maintenir au sommet face aux 12 autres équipages engagés au départ de cette manche italienne. Pas de changement derrière le volant de la Zytek Z11SN – Nissan n°41 où on retrouvera Karim Ojjeh/Tom Kimber-Smith /Olivier Lombard. Les trois hommes, motivés comme jamais, tenteront de décrocher une deuxième victoire en LMS afin de replacer leur équipe aux avants postes dans la course au titre.
Le clan ORECA…
Les trois ORECA 03-Nissan au départ seront une fois de plus de solides prétendantes à la victoire. Auteur d’une belle démonstration sur le toboggan des Ardennes, le team TDS Racing ( n°46) visera une seconde victoire consécutive. L’équipe de Xavier Combet fera une fois de plus confiance au trio Pierre Thiriet/ Jody Firth/Mathias Beche.
Second sur ses terres, le team belge Boutsen Energy Racing occupe la seconde place au championnat team en LMS. Dominik Kraihamer et Nicolas De Crem ont tous les atouts pour jouer le titre et venir s’imposer sur la plus haute marche du podium.
Depuis le début de l’année, la victoire se refuse aux hommes de Philippe Sinault. Leader du championnat ILMC, le trio Franck Mailleux/Lucas Ordoñez /Soheil Ayari va sans doute tout mettre en œuvre pour vaincre le signe indien et offrir au team Signatech Nissan son premier sacre dans la discipline en Italie.
Race Performance et son ORECA 03-Judd n°40 seront les derniers représentants du constructeur varois en LMP2. Une fois de plus, la paire Michel Frey /Ralph Meichtry fera sa course et tentera d’arracher quelques points supplémentaires en LMS.
HPD, toujours dans la course…
Malgré un début de saison difficile, les hommes du Strakka Racing pointent en tête du championnat LMS. Au volant de leur HPD ARX -01d n°42, Nick Leventis, Danny Watts et Jonny Kane ont démontré qu’il fallait compter avec eux en course. Légèrement en retrait en performance pure, le prototype japonais a les moyens de venir jouer le podium. Apres son mauvais début de saison au Paul Ricard et son retrait à Spa suite au crash de Mike Newton causé par l’infortuné Pedro Lamy, l’équipe RML n’a plus aucune chance de conserver ses titres. Le trio Mike Newton/Tommy Erdos /Ben Collins n’a plus qu’un seul objectif : viser une victoire au volant de sa HPD ARX -01d n°36 !
Lola et les OAK Pescarolo en embuscade….

Aprés sa troisième place au Mans, le team américain Level 5 Motorsports entend bien surfer sur ce premier succés obtenu sur le vieux continent. La Lola B11/80 Coupé – HPD laisse sa place en Italie à la Lola B11/40 Spyder –HPD victorieuse à Sebring. Un choix qui semble avoir été dicté par le règlement et qui devrait permettre au trio de la n°33, Scott Tucker /Christophe Bouchut/ João Barbosa de réduire une partie de l’écart face aux ORECA 03-Nissan.
Depuis le début de la saison, le team argentin, Pecom Racing alterne le bon et le moins bon. L’équipage de la Lola B11/40 – Judd n°49, Luis Perez Companc /Matias Russo /Pierre Kaffer sera donc à surveiller de près pour une nouvelle place sur le podium.
Depuis qu’il est motorisé par le V8 Judd BMW, le châssis MG Lola EX265 connaît une nouvelle jeunesse aux mains du trio Barry Gates/Rob Garofall/Simon Phillips. Les trois britanniques ont décroché la 5ème place au Paul Ricard et la 4ème place à Spa. Un podium en Italie serait donc la suite logique de leur parcours qui leur permet d’occuper la 4ème place du championnat LMS.
Le team français OAK Racing disposera, pour cette manche, de deux OAK Pescarolo 01 Judd BMW. Au coté de la n°35 traditionnellement alignée en ILMC pour le trio Andrea Barlesi/Frederic Da Rocha/Patrice Lafargue, prendra place le duo Jacques Nicolet/ Alexandre Prémat sur la n°49. En performance pure, le prototype du constructeur sarthois n’est pas encore à la hauteur de l’Oreca03. Mais on peut compter sur la ténacité en course des deux équipages pour jouer leur carte et faire leur course. Si la fiabilité est au rendez vous les troupes d’OAK Racing pourraient bien retrouver les marches du podium à Imola.
La Norma continue son parcours…
Apres avoir participé à ses première 24 Heures, le team Extreme Limite AM Paris continue sa campagne 2011 en LMS. Fabien Rosier et Maurice Basso se partageront le baquet de la Norma M200P – Judd n°44. L’objectif sera une fois de plus de rallier l’arrivée et de continuer à accumuler de l’expérience. Le châssis conçu par l’artisan français a déjà démontré un certains potentiel. Il ne reste plus qu’à signer un résultat significatif pour venir récompenser le travail de la petite équipe nantaise.
Formula Le Mans : Genoa Racing déclare la guerre à l’Europe !
La formule prototype mono type d’Oreca nous offre là aussi un très beau duel. Malgré ses deux victoires, le team Pegasus Racing (n°95) reste à la portée des américains du Genoa Racing (n°93) venus défier les équipes européens sur le vieux continent. Les teams Neil Garner Motorsport (n°92) et JMB Racing (n°99) respectivement 3ème et 4ème peuvent encore nourrir des prétentions pour le titre. Hope Racing qui s’est imposé, pour sa part, à Spa avant d’être déclassé ne peut en tout logique plus prétendre à décrocher la couronne. On peut toutefois compter sur l’équipe Helvétique pour venir jouer les trois dernières victoires dans cette catégorie.